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Ces compliments blessants

C'est tout un art de faire un compliment blessant, un art affiné année après année. On l'a sûrement appris d'un parent, un proche, un oncle ou un cousin, et cela a pu nous faire rire... quand nous n'en étions pas la cible.

Il y a la petite maladresse, le mot déplacé, le cadeau empoisonné ou l'arme de destruction massive fleurie et parfumée... et toujours ces mêmes réponses lorsqu'on le fait remarquer :

- je n'ai pas fait exprès

- ce n'est pas ce que je voulais dire

- tu vois le mal partout

- tu ne retiens que le négatif

- c'est ton interprétation

Vous savez, on dit qu'il n'y a pas de hasard, que rien n'est dit par hasard, et que si consciemment on a une bonne intention, il y a un monstre en nous qui veut en découdre, saquer, casser, punir et se venger. L'enfer n'est-il pas pavé de bonne intention ? 😇

Et oui le bon tonton flingueur et la gentille tatie Danielle étaient probablement rongés par l'amertume derrière le charisme et le sens de la répartie !

Alors ne me dites pas "que ta parole soit impeccable", ça va on connait la chanson, et j'ai déjà dit aux fanatiques de "ne pas le prendre personnellement" (😂) ; mais un peu de conscience... mon Dieu. Un peu de sensibilité sur ce qui peut toucher, heurter ou blesser les autres.

Vous savez j'ai déjà vu des gens anéantis par ce genre de pseudo-compliment ou la petite blagounette soi-disant innocente... j'en ai même été victime... et coupable. Ah la langue de Molière est belle pour laisser traîner un sous-entendu, une attaque sous-marine ou un sarcasme assassin.

Alors je ne jette pas la pierre et je me regarde puisque vous êtes mes miroirs et vous êtes moi : quelle partie de moi a développé cette méchanceté sournoise? Et pour quelle raison..., jalousie, besoin d'exister, pas le droit d'être frontal, ne pas avoir la force physique... les parties de nous et les raisons sont multiples.

Et c'est sûrement le colonel moutarde dans le salon avec le chandelier. 🙄

Difficile de faire son auto-thérapie. On se réfugie derrière la victimisation ou l'humour ou les deux "qu'est-ce que tu es susceptible ! Il faut rire un peu !".

Alors je fais mon auto-thérapie pour donner l'exemple : je suis le dernier de 4 enfants dans une fratrie ou les parents étaient et sont des puits de connaissances et sagesses. L'aînée a pris l'intelligence, la logique et l'humilité, la seconde à pris la douceur, la féminité et la petite bouille trop craquante, mon frère a pris la force physique, l'émotionnel et l'instinct, et moi... j'ai pris ce qu'il me restait : l'indépendance, le silence et la langue de vipère. Ahhh je me revois parfaitement peaufiner et maitriser l'art de toucher là où ça fait mal, parler peu mais pour détruire. Je dois encore le faire d'ailleurs, enrager quelqu'un en conservant un calme absolu. 😈

Ça fait du bien d'exorciser mes démons ! Et vous, êtes-vous prêt à le faire ?

Et si nous arrêtions de nous exploser le cœur derrière un faux compliment, une bonne blague, ou encore pire, "tu sais si je te le dis c'est pour ton bien".

Gwen Clappe 10.07.20

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