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Education, dressage et domestication
liberté et responsabilité

Il y a quelques mois, en regardant les informations, j’ai entendu une des phrases les plus terrifiantes de ma vie.

Le contexte : la commune de Paris avait décidé de faire des rues ou le port du masque était obligatoire, et d’autres non. Le journaliste faisait alors un micro-trottoir pour demander l’avis des passants. Le voici s’adressant à un jeune homme sans masque : « Monsieur, savez-vous que le port du masque est obligatoire dans cette rue ? Mais pas la suivante. Qu’en pensez-vous ? »

Réponse de l’intéressé :

« Ah non, je l’ignorais, je suis désolé, moi je porte le masque là où on me dit de le porter et je fais tout ce qu’on me demande, si j’avais su j’aurais mis mon masque ».

J’étais et suis toujours choqué de cette réponse… Aucune réflexion, aucun discernement, aucune opinion, juste de la soumission. Loin de moi l’envie de juger, mais c’est ce que j’ai pensé : cet homme ne pense rien, il obéit.

Nous voilà donc passé de l’éducation des recommandations, au dressage punitif, à la répression et à la domestication.

A quelle heure tu sors, à quelle heure tu rentres, ce que tu as le droit de faire ou non, avec qui le faire, selon quel protocole, et si tu es sage tu peux sortir et si tu es rebelle tu es privé de sortie.

Pendant des mois j’ai estimé que nous étions infantilisés. Aujourd’hui je réalise que nous sommes domestiqués.

On ne traite pas un enfant comme ça. Un enfant on l’éduque, on ne le dresse pas à obéir sans réfléchir.

Moi je vois un chien bien dressé, tu peux sortir le matin, je vais te promener, tu manges, fais tes besoins et dors quand le maître le décide. Pourquoi pas lui apprendre à donner la papatte, s’assoir, faire le beau, en échange d’un biscuit, alors qu’il ne comprend pas le but de ces manœuvres à part la récompense.

Bien sur le maître aime son chien et le chien aime son maître. Aucune logique, de l’amour pur. Le chien n’imagine pas je pense quelle vie il aurait en liberté. Bref je ne vais pas faire l’éloge de l’antispécisme, chacun aime les animaux à sa manière et je reviens à mon sujet.

 

On s’habitue à tous, certains appellent cela la résilience.

Et moi je nous le demande, ne nous habituons pas à l’inacceptable.

Oui un enfant éduqué par les coups, les insultes, les maltraitances s’y habitue. Il peut même penser que c’est normal s’il ne connait pas d’autres manières d’être traité. Il peut même ressentir de l’amour. « Si on me traite mal c’est pour mon bien. »

 

Alors voir des gosses de 6 ans avec des masques, rentrer à la maison à 18h, ne plus faire la fête entre amis, et laisser nos vieux mourir devient la norme. Comme on fait le beau devant notre maître pour quémander une récompense. Les prochaines vacances peut-être ?

 

Vous n’en avez pas marre sérieux ? Vous ne voyez pas que le masque de l’Homme est le collier du chien ? Que chaque intervention du gouvernement est notre laisse.

Moi j’en ai marre. J’en ai même marre de parler de ça, et d’écrire là-dessus.

Alors, courage, on peut retirer nos colliers et ne plus être soumis à la laisse. Être libre.

Je parle de liberté, je ne parle pas de révolte. On peut être libre ET responsable chers amis.

Vous savez ce que c’est le secret d’un bon dressage ?

Confondre obéissance et rébellion avec le bien et le mal, la récompense et la punition.

Alors je répète et conclus : SOYONS LIBRES ET RESPONSABLES.

 

Gwen CLAPPE – 07 mars 2021

 

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